There is a saying in Mongolia that goes: “When you’re riding a camel, the sun is closer” (in mgl: Temeen deerees naran oirkhon), it emphasizes the height of the camel, which can reach up to 2 meters, humps included.

The Bactrian camel (Camelus bactrianus) is a domestic camel with two humps, mostly found in the Gobi desert and semi-deserted areas in Mongolia.

The Bactrian camel is a plant eater: it eats grass, leaves and grains. Its body is well adapted to the different temperatures of the country. Its oral cavity, tongue and palate are covered with taste buds; these help eat salty and prickly plants of the desert. The camel’s large toes ease his walking on the sand and loose soil where hundreds of rapids flow. Its bust, knees and Achilles’ tendons are covered with hard thick skin that protects them from the desert heat and cold when lying down. The camel’s nostrils can open and close, its ears are covered with long protecting hairs, its eyelids have two sets of eyelashes which serve as an airtight seal protecting from dust and sand when the eyes are shut.

The camel has a three-compartmented stomach and can gulp down 40 to 50 liters of water at one drink. It is able to locate watering holes in the desert. In the summer it can go 2 to 3 days without food or drink, and in the winter, it can resist up to a week. For centuries, the camel has been serving as transport means for the Mongol nomads, carrying the yurts, furniture and accessories on their backs during the seasonal moving.

The Mongols use the camel’s meat, milk and wool. Camel milk is used in numerous products, such as Mongolian tea and milk (suutei tsai), fermented milk (airak), ‘thinned’ milk (khoormog), curd (aarts), dried curd (aaruul)… Camel milk is also known for its curative qualities, and can be an excellent nutrition for newborns. Clothes made of camel wool are very resistant, light and keep warmth very well. Often made from camel wool are sweaters, hats, scarves, gloves, back support belts…

A female camel carries her child for 13 months, and gives birth once every two years. While the number of dromedaries is increasing each year, the amount of Bactrian camels is getting lower and lower. The geographical distribution of the Bactrian camel is not so wide spread: we can find them only in Mongolia, China, Kazakhstan and Kirgizstan.

A few words in Mongolian:
Temee : camel (generic term)
At : gelded camel (used for transportation)
Buur : non gelded male camel (used for reproduction)
Inge : female camel
Botgo : baby camel
Temeen jin : camel caravan

The long songIder Jinchin” (Young caravan riders) praises the strength of the camels carrying merchandise the young caravan riders are bringing back to the city. The song was composed by one of the founders of Mongolia’s modern musical art, Magsar khurtsiin Dugarjav (1898-1944) and became a popular repertory among long song singers.

Dugarjav said in 1934 that: “The long song is also called ‘festival song’ (nairiin duu), its creation was inspired by the landscapes and surrounding nature”. He explained how he used the same technique to compose the song “Ider Jinchin”, by thinking of the rhythm of the camel walk. (S.Dulam, G.Nandinbilig. « Mongol aman zohioliin onol ». The theory of Mongolian folklore. Volume I. Ulaanbaatar., 2007. p301)

Zee als kholiin zamiig
Alkhaagaaraa tavchuuldag
Achaa jingiin khundiig
Amar saikhnaar nevterdeg
Asar ikhee khuchuutei
Atan olon temeed minuu zee

Zee shingen limbiin duugaar
Minii nutgiig sanagduuldag
Shiree tegsh bukhuuruu
Jingiin khundiig urgudug
Shildeg saikhan atuud min
Shiliin goviig tuulna daa

Zee ider jinchin bidnuus
Eremgii chadlaa gargaj
Ekh ornii arduudaa
Ed baraagaar khangatsgaay

Oh, this long and far-away road
They cross by, slowly walking,
The weight of the caravan
They transport peacefully,
Full of strength
Are my many camels.

Oh, the sweet melody of the flute
Reminds me of my country,
With humps parallel to a table
They carry the heavy weight
My most beautiful camels
Go through the Gobi desert.

Oh, we, the young caravan riders
Let us join strength and courage
For the people of our country
We shall bring goods (merchandise).

* * * * * * * * * *

Le chameau dans les chansons mongoles

Il y a un dicton mongol qui dit que : « Sur le chameau, le soleil est proche. » (en mgl : Temeen deerees naran oirkhon), mettant l’accent sur la hauteur d’un chameau qui peut atteindre 2 mètres à la bosse.

Le chameau de Bactriane ou chameau bactrien (Camelus bactrianus) est un chameau domestique qu’on retrouve dans le désert de Gobi et les endroits semi-désertiques de la Mongolie.

Le chameau bactrien est phytophage : il mange de l’herbe, des feuilles et des graines. C’est un animal fabuleusement adapté aux températures du pays. Sa cavité buccale, sa langue et son palais sont recouverts de papilles, adaptées pour manger les plantes salées et épineuses du désert. Ses larges pattes lui permettent de marcher sur le sable, et sur la terre meuble où coulent des milliers de rapides. Son torse, ses genoux, et ses tendons d’Achille sont recouverts d’une peau épaisse et dure, qui les protège de la chaleur ou de la froideur du sol du désert lorsqu’il est allongé. Il a des naseaux qui peuvent s’ouvrir et se refermer, ses oreilles sont couvertes de longs poils protecteurs, et ses paupières ont deux rangées de cils qui servent comme barrière hermétique à la poussière et au sable, lorsque l’œil est fermé.

Le chameau possède trois estomacs et peut ingurgiter 40 à 50 litres d’eau en une seule fois. Il est capable de repérer les points d’eau dans le désert. En été, il peut rester 2 à 3 jours sans manger ni boire, en hiver il peut résister jusqu’à une semaine. Depuis des siècles, les chameaux ont servi aux nomades mongols de moyen de transport, que ce soit comme monture ou pour le transport de matériel, notamment pour les yourtes au cours des déménagements saisonniers.

Les mongols utilisent leur viande, leur lait et leur laine. Le lait de la chamelle est utilisé dans de nombreux produits comme le thé au lait, le lait fermenté (airak), le lait ‘amaigri’ (khoormog), le fromage blanc aigre (aarts), le caillé séché (aaruul)… Le lait de chameau est connu pour ces qualités curatives, et sert comme excellent produit nutritif pour les nouveaux nés. Les habits fabriqués avec la laine de chameau durent longtemps, sont légers et conservent très bien la chaleur. On en fait des pulls, des bonnets, des écharpes, des gants, des ceintures pour le dos…

Une chamelle porte son enfant pendant 13 mois. Ainsi elle accouche une fois tous les deux ans. Pendant que le nombre des dromadaires augmente chaque année, celui du chameau bactrien est en forte diminution. La distribution géographique du chameau bactrien est assez limitée : on ne les retrouve qu’en Mongolie, en Chine, au Kazakhstan et au Kirghizstan.

Quelques mots en mongol :
Temee : chameau (terme générique)
At : chameau castré (utilisé pour les transports et les montures)
Buur : chameau mâle non castré (à but reproducteur)
Inge : chamelle
Botgo : chamelon
Temeen jin : caravane de chameau

Le chant long « Ider Jinchin » (Jeunes caravaniers) loue la force des chameaux qui transportent des marchandises que les caravaniers ramènent en ville. Le chant a été composé par un des fondateurs de l’art musical moderne mongol Magsar khurtsiin Dugarjav (1893-1944), et a intégré le répertoire populaire des chanteurs de chants longs.

Dugarjav dit en 1934 que « Le chant long s’appelle aussi ‘chant de fête’ (nairiin duu), sa création s’inspire des caractéristiques du paysage et de la nature environnante ». Ainsi expliqua-t-il qu’il avait composé « Ider Jinchin » en pensant au rythme de la marche du chameau. (S.Dulam, G.Nandinbilig. « Mongol aman zohioliin onol ». La théorie du folklore mongol. Volume I. Oulan-bator., 2007. p301)

Zee als kholiin zamiig
Alkhaagaaraa tavchuuldag
Achaa jingiin khundiig
Amar saikhnaar nevterdeg
Asar ikhee khuchuutei
Atan olon temeed minuu zee

Zee shingen limbiin duugaar
Minii nutgiig sanagduuldag
Shiree tegsh bukhuuruu
Jingiin khundiig urgudug
Shildeg saikhan atuud min
Shiliin goviig tuulna daa

Zee ider jinchin bidnuus
Eremgii chadlaa gargaj
Ekh ornii arduudaa
Ed baraagaar khangatsgaay

Aah, cette route longue et lointaine
Ils la traversent en marchant
Le poids de la caravane
Ils le transportent avec calme
Rempli de toute cette force
Mes nombreux chameaux.

Aah, la douce mélodie de la flûte
Me rappelle mon pays
Avec des bosses, pareils à une table
Ils supportent le poids de la caravane
Mes chameaux, les meilleurs, les plus beaux,
Qui traversent le Gobi.

Aah, nous les jeunes caravaniers
Réunissons force et courage
Pour qu’au peuple de notre pays
Nous fournissions des biens (marchandises).